Anne quand elle voit rouge

le Post Du Mercredi #16

Anne Roumanoff DR parÊtre relooking

Crédit photo : DR

Avec les #PostDuMercredi, je vous amène à prendre conscience de l’impact qu’a un vêtement, une tenue, dans vos relations aux autres. Comment, par un simple vêtement, il vous est possible de donner envie de vous faire entendre ou à l’inverse, vous faire totalement oublier.

Comment, si vous avez tendance à le subir aujourd’hui, vous pouvez commencer à en jouer demain.

Pour cela, je vous commente les tenues de personnalités publiques.
Le genre de personnalités sur lequel nous aimons projeter nos en-vies de pouvoir, de beauté, de notoriété, aussi.

Ces décryptages, qui déshabillent aussi bien les hommes que les femmes, ont pour vocation de permettre à chacun.e d’habituer son oeil à reconnaître le beau, l’assorti, le bien assemblé, le coordonné.
Celui qui, nécessairement, saura vous mettre en valeur. Quelles que soient les circonstances que la vie vous fait traverser, quand bien même vous seriez un peu fatigué.e, un peu secoué.e.
Pour vous permettre d’impacter vos interlocuteurs, avec justesse et accompagner au mieux vos intentions.

Je vous parle aujourd’hui d’Anne Roumanoff, humoriste et comédienne.

Une femme à la carrière époustouflante, qui semble passer avec une facilité déconcertante du one woman show à succès, à l’interprétation de pièces de théâtre, de rôles au cinéma à des chroniques télé ou radio.

Alors qu’elle est absolument multi-facettes, cette femme hors du commun a un fil… rouge dans sa vie. La couleur rouge, justement.

J’ai souhaité vous parler d’Anne Roumanoff, avec des idées un peu toutes élaborées.

Je vous aurais parlé de ses costumes de scène, rouges, et puis, je vous aurais parlé d’elle lorsqu’elle sort le soir, à des galas par exemples. J’aurais aussi trouvé quelques photos d’elle en famille, qui l’auraient montrée dans sa vie hors de la scène. Sans costume de scène.
J’aurais eu des photos pleines de couleurs et de matières à vous montrer, comparer, analyser.

C’étaient mes envies.
En cherchant les photos disponibles d’Anne Roumanoff sur les réseaux, je me suis confrontée à la réalité : Anne Roumanoff paraît, vêtue de rouge, de noir, parfois de blanc. Et c’est tout.

Voila une femme qui s’est simplifié la garde-robe, et la vie.

Elle n’a jamais à se demander quelle couleur elle va porter.
Ce sera du rouge.
Du rouge sur du noir bien souvent.
Parfois du noir sur du rouge, quand elle ose un perfecto en cuir par exemple.
A de rares occasions, on l’aperçoit portant une veste blanche sur une tenue noire.
Semble-t-il plutôt pour des soirées ou des évènements privés.

En poursuivant mes recherches, j’ai fini par trouver deux photos sur laquelle on la voit, une fois portant une veste fuchsia, une autre fois, un chemisier bleu marine.

Rien d’autre. Alors qu’elle a bientôt 35 ans de carrière et de vie publique derrière elle.

Cette constance dans l’image qu’elle a choisi de donner d’elle, me permet de vous expliquer à quel point, par la couleur et le vêtement, on peut choisir de se mettre en lumière, sous la lumière forte des projecteurs du succès et de la notoriété et pour autant, se cacher.

Anne Roumanoff m’offre l’opportunité de vous montrer à quel point on peut utiliser le vêtement, la couleur du vêtement, comme un paravent.

Regardez cette photo d’introduction que je vous propose.
Observez ce rouge qu’Anne Roumanoff porte sans discontinuer dans ses apparitions publiques depuis bientôt 35 ans.

Dans un article précédent (Rossy, si belle et si ingrate aussi, parfois) je vous ai expliqué que le rouge, le noir et le blanc font partie du style de garde-robe « dramatique » ou « théâtral ».
Celui qui accompagne magnifiquement les profils coupés au couteau, comme celui de Rossy de Palma.
Comme celui d’Anne Roumanoff, aussi.

Rouge, noir, blanc, un trio haut en couleur, en messages.

Quand on se penche sur la signification des couleurs, on apprend que le rouge est une couleur aux messages ambivalents.
Il incarne à la fois le pouvoir et le danger.
Le noir quant à lui, porte les codes de la sobriété, de l’élégance, du chic et du luxe.
Quand le blanc nous amènera à penser innocence, sagesse, perfection.

Vous pourrez remarquer que sur scène, Anne Roumanoff porte surtout du noir et du rouge.
De l’élégance, doublée d’une pointe de danger.
Un mélange de couleurs, un costume, totalement justes pour faire glisser la pilule douce amère des textes de cette humoriste hors pair, qui pointe du doigt les dysfonctionnements de la société, de la vie quotidienne. Nos petites mesquineries aussi. Et sait nous en fait rire.

Le blanc qu’elle porte parfois allié au noir, l’innocence et la sagesse alliées à l’élégance et au chic, Anne Roumanoff les conserve pour ses sorties, ses soirées.

Parfait.
C’est absolument parfait.
Pour les messages qu’ils nous envoient, de manière induite.

Mais alors… pourquoi se poser des questions ?

Si tout est juste pour Anne Roumanoff, si le costume qu’elle s’est choisi l’a portée sur la scène de la célébrité, où est le problème ?

Si ce costume parfait a permis à Anne Roumanoff d’être désignée en 2010 humoriste préférée des français, il n’en reste pas moins que c’est à mes yeux avant tout une carapace, qui nous empêche d’être en contact/ lien avec la femme qu’elle est.
On connaît l’humoriste.
Que sait-on de la femme ? De sa douceur, de sa chaleur ? De sa féminité ? Finalement pas grand chose.

Je crois que tout ce que l’on n’arrive pas à toucher du doigt chez cette femme publique, tient principalement au choix de couleurs des vêtements qu’elle porte.

Regardez-la attentivement sur cette photo d’introduction.
Que voyez-vous lorsque vous observez la photo ?
Qu’est ce qui vous saute aux yeux, en premier ?
Le rouge, et le cadre blanc. Les mains, tenant le cadre, avec les ongles portant une French manucure. En résonance avec le cadre blanc.

De la femme elle-même que voyez-vous ?
Rien, ou pas grand chose.

Sa coupe de cheveux, éventuellement.

Maintenant, faites preuve d’imagination.
Imaginez la même photo, Anne Roumanoff portant une chemise kaki.
Une chemise d’un kaki doux, avec un rouge à lèvre discret, qui pourrait être rose indien. Ou rouille.
Et là, que ressentez-vous ?

Le message change, c’est le regard d’Anne Roumanoff qui pétille et semble vous parler.

La femme se laisse enfin voir. Et ça change tout.

Dans une interview qu’elle a accordée à la télévision, on trouve plusieurs clés qui nous permettent de comprendre qu’un costume totalement assumé, c’est bien, mais que parfois, ça peut être aussi un peu étriqué.

Dans cette interview, Anne Roumanoff livre qu’elle ne s’est jamais trouvée vraiment jolie.

Qu’à 50 ans, elle commence à y arriver.
Et si on ne peut que s’en féliciter pour elle, on peut aussi s’en attrister.

Comme je ne cesse de vous le dire, que ce soit en vous parlant de Miss Bourgogne 2020 (Lou-Anne, quand elle affiche sa beauté sans se respecter), ou de Rossy de Palma (Rossy, si belle de nature), être née jolie n’est pas un gage de beauté.
Ça aide, évidemment.
Mais ça ne garantit rien.

Anne Roumanoff aurait donc très bien pu se trouver belle depuis longtemps.
Si seulement elle l’avait choisi.

Si seulement elle avait choisi de ne pas accentuer (tout le temps !) les irrégularités de son visage, de sa morphologie, par un choix de couleurs froides (noir, blanc, rouge).
Si seulement elle avait préféré souligner ses traits par des couleurs chaudes (kaki, rouille, bleu gris, moutarde, par exemple), qui l’auraient valorisée.

A la fin de l’interview (à retrouver ici), Faustine Bollaert partage à son invitée : « vous n’avez jamais été aussi fraîche, à la mode et rayonnante qu’aujourd’hui ».
En se référant à cette photo :

Anne Roumanoff DR colorimétrie

Crédit photo : DR

Une photo sur laquelle Anne Roumanoff s’affiche, enfin, avec son chemisier, dans des couleurs d’automne.
Observez cependant encore comme la couleur de son pantalon, rouge vif, semble prendre trop de place, au lieu de nous laisser la voir elle, son regard, sa chaleur, ses valeurs. Observez comme on la verrait mieux si elle avait choisi d’allier ce chemisier à un pantalon de couleur chaude, beige ou kaki par-exemple.

Les croyances ont la vie dure.
Surtout celles qui nous font insister mentalement sur des choix qui finissent par nous enfermer.

Je crois qu’Anne Roumanoff avait totalement raison de se créer un personnage public au début de sa carrière, en s’affichant perpétuellement dans les mêmes couleurs pour l’aider à se faire un nom et une identité visuelle en lien avec ses mots choisis.
Je crois que pour son métier d’humoriste, sur scène, elle a fait de justes choix de couleurs.
Je pense cependant aussi que pour la vie de tous les jours, elle gagnerait en confiance, en estime, en amour d’elle-même à s’autoriser s’habiller dans des couleurs d’automne.
Des couleurs qui la laisseraient voir elle. Qui l’autoriseraient peut-être à se voir elle-même, d’ailleurs, aussi.

Entendez cela pour vous aussi, vous qui avez un métier d’accompagnant, thérapeute, à l’écoute des autres.

Pensez qu’à chaque fois que vous êtes en contact avec vos clients et que vous ne soulignez pas vos couleurs naturelles par la juste palette de vos couleurs, vous réduisez l’impact de votre message, de vos idées, de vos valeurs. De l’impression qu’a votre interlocuteur de votre qualité d’écoute, aussi.

Simplement parce que le message envoyé par vos vêtements vient brouiller la qualité du message que vous portez lorsque vous êtes parfaitement aligné.e.

Le message envoyé par une « mauvaise » couleur de vêtement vient en dissonance avec la personne que vous êtes, et donc le discours que vous portez.

Entendez cela pour vous tous, qui avez des clients, qu’ils soient professionnels ou particuliers.

Et si vous ressentez que la qualité de votre travail peut être amplifiée par le message clair et aligné des couleurs, styles et formes des vêtements que vous portez, il est temps pour vous de m’appeler.

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Si vous avez envie d’apprendre la couleur, comprendre et décrypter vos justes couleurs, retrouvons-nous lors d’un prochain atelier colorimétrie !
Toutes les infos se trouvent ici

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Dans mes articles, je vous décrypte une tenue d’une personnalité publique, pour vous permettre de comprendre le pouvoir des couleurs, des matières et des formes, dans votre rapport aux autres.

Dans mon prochain article, je vous parlerai de Vanessa Paradis.
On me partage souvent la croyance que passé un certain âge, on ne peut plus se permettre certains styles de vêtements. Avec Vanessa Paradis j’aimerais vous montrer que ce n’est pas l’âge et le style qui sont en question; que c’est l’inadéquation du style avec la personne qui porte le vêtement qui pose question. Que ce qui est supportable à 20 ans, peut devenir fatal à 50.

À PROPOS DE CÉCILE KRÉE

Nous sommes tous et toutes différent.e.s. Et nous vivons dans un monde totalement normé. Notamment lorsqu’il s’agit de nous habiller.

C’est en comprenant l’intrication des hors de la norme corporels, sensoriels et intellectuels, que j’ai buté sur les limites du conseil en image, fait de règles un peu vite faites.
Car si on comprend facilement que le hors de la norme physique demande des adaptations de coupe, on ignore qu’il s’accompagne souvent de hors de la norme sensoriels. Qu’une hypersensibilité émotionnelle est très souvent accompagnée d’une hypersensorialité, qui place les sens en éveil perpétuel. On ignore généralement l’impact que cela a dès que l’on porte un vêtement sur soi, dans nos rapports à notre corps, mais aussi dans nos rapports aux autres.

C’est parce que j’ai trouvé cette intrication passionnante et pourtant rarement documentée, que je vous partage mes découvertes, mes analyses.

Bienvenue dans mon univers, où le vêtement et l’accessoire portent avec vous, vos valeurs, vos idées, vos projets.

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