Christine et les nuances de gris

le Post Du Mercredi #5

Crédit photo : Abaca

Avec les #PostDuMercredi, je vous amène à prendre conscience de l’impact qu’a un vêtement, une tenue, dans vos relations aux autres. Comment, par un simple vêtement, il vous est possible de donner envie de vous faire entendre ou à l’inverse, vous faire totalement oublier.

Comment, si vous avez tendance à le subir aujourd’hui, vous pouvez commencer à en jouer demain.

Pour cela, chaque semaine, je vous commente la tenue d’une personnalité publique.

Ces décryptages, qui déshabillent aussi bien les hommes que les femmes, ont pour vocation de permettre à chacun.e d’habituer son oeil à reconnaître le beau, l’assorti, le bien assemblé, le coordonné.
Celui qui, nécessairement, saura vous mettre en valeur. Quelles que soient les circonstances que la vie vous fait traverser, quand bien même vous seriez un peu fatigué.e, un peu secoué.e.
Pour vous permettre d’impacter vos interlocuteurs, avec justesse et accompagner au mieux vos intentions.

Je vous parle aujourd’hui de Christine Lagarde, Présidente de la Banque Centrale Européenne.

Première femme Ministre de l’Economie et des Finances de notre pays, première femme Directrice Générale du FMI, première femme Présidente de la Banque Centrale Européenne. Elle a dirigé plusieurs années le comité exécutif du cabinet d’avocats dans lequel elle a travaillé 30 ans.
Elle a aussi fait partie de l’équipe de France de natation synchronisée à l’adolescence.
C’est ce que l’on appelle communément « une tête bien faite dans un corps bien fait ».
Elle est pourtant loin d’être une égérie de mode.
Et contrairement à certaines de ses collègues du gouvernement, je pense par exemple à Rachida Dati, elle n’a jamais fait parler d’elle pour sa garde-robe.

Alors, pourquoi est-ce que je m’intéresse à elle aujourd’hui dans mon #PostDuMercredi ?

Lorsque j’accompagne un.e client.e en individuel, dans son rapport à son image et son corps, je me réfère toujours à des photos d’au moins une personnalité publique pour expliquer l’écart entre ce que mon.ma client.e ressent de lui.elle et ce que je vois, moi, qui ne suis pas embarquée dans le flot des émotions que le reflet du miroir renvoie à chacun.e.

Cela m’a permis, en quelques minutes, de démontrer à une cliente qui n’aimait pas se regarder dans le miroir, ses ressemblances avec Sophie Marceau. Qu’elle trouvait jolie.

Mille mots et autant d’heures, ne permettront jamais la facilité avec laquelle un visuel aide à changer de regard sur son visage, son corps, son image.

C’est en parlant couleurs de cheveux et cheveux gris avec une autre de mes clientes que je me suis aidée l’an dernier, de Christine Lagarde.

Une cliente venue pour parler garde-robe professionnelle et avec laquelle nous avons abordé d’abord … la coupe et la couleur de cheveux.
Parce que l’image de soi, c’est aussi cela.

Une cliente qui aurait aimé cesser de colorer ses cheveux blancs.
Et n’osait pas le faire depuis longtemps, par crainte d’avoir l’air trop vieux, avec ses cheveux naturels.

Les photos de Christine Lagarde m’ont permis d’illustrer le fait que l’on peut assumer ses cheveux blancs et ne rien perdre de son impact.
Quand on garde son juste cheveux blanc. Ou gris.

Christine Lagarde telle que vous la voyez sur cette photo d’introduction est une femme belle, confiante, solaire.
Malgré ou grâce à ses cheveux blancs, légèrement dorés.
De la couleur de ses yeux et de son teint, on devine qu’elle est mise en valeur par les couleurs douces et chaudes de l’automne.

Comme vous l’avez compris des articles que j’ai publiés ces dernières semaines (Maxima quand elle rayonne, Charles mi-figue, mi-raisin), une personne mise en valeur par la palette de couleurs de l’automne n’est pas flattée par le noir, le gris froid, le blanc.

Sur cette photo, on voit Christine Lagarde porter un tailleur gris froid et une chemise blanche, en décalage avec ses couleurs naturelles.
Elle ressemble en cela, beaucoup à Robert Kennedy Jr (dont je vous ai parlé ici).

Il émane cependant de son regard, franc, direct, de la douceur, une forme d’en-vie d’être en relation.

Il émane de son regard une forme de douceur, comme une en-vie de nous parler.

Mais en a-t-il toujours été ainsi ?

C’est en voulant expliquer à ma cliente que garder ses cheveux blancs n’est pas aussi limitant qu’on le croit, quand on prend conscience des ravages qu’une mauvaise couleur appliquée par un.e coloriste fait, que je suis tombée sur cette photo.

Christine Lagarde colorimétrie parÊtre

Crédit photo : Minefi

Voici une photo de Christine Lagarde, alors, Ministre de l’Economie et des Finances de la France.

On déduit de ces deux photos, qu’alors qu’elle assume ses cheveux blancs depuis longtemps, Christine Lagarde choisit quand même de les colorer.
C’est assez normal et logique. Un cheveu blanc est rarement d’un joli blanc.
Il a souvent besoin d’un petit coup de pouce gris (froid) ou blond (chaud), pour devenir lumineux.

Couleur donc. Mais il a fallu à Christine Lagarde du temps avant de trouver le.la coloriste qui comprenne la juste teinte à appliquer à sa coupe, droite, directe, franche, pour lui permettre de souligner la douceur et la lumière de son regard.

Revenons à cette photo de cheveux gris.
Observez.
Observez comme d’un même chemisier blanc et tailleur gris froid, on n’a pas du tout, en regardant la même femme dans les yeux, le même ressenti.
Comme on ne ressent aucune chaleur, aucune rondeur devant ce cliché.

Observez comme la teinte gris froid de la chevelue casse totalement la cohérence.

Sur ce second cliché, jouez à cacher uniquement le visage de Christine Lagarde, en laissant ses cheveux découverts.
Voyez-vous comme la cohérence se fait, entre la chevelure, le chemise et le tailleur ?
Remettez son visage au milieu. Plus rien ne semble se parler.

On voit presque ses dents plus que son regard.

Cachez maintenant uniquement son visage sur le premier cliché.
Qu’observez-vous ?
La couleur des cheveux est en dissonance avec le tailleur et le col blanc.

Cachez maintenant le tailleur et le chemisier.
On admire Christine Lagarde dans sa franchise, son intelligence, sa confiance.
Je vous invite maintenant à imaginer le même visage avec les mêmes boucles d’oreilles, mais montées sur un métal or plutôt qu’argenté.
Qu’envisagez-vous ? De la lumière qui irradie partout de ce visage.

Imaginez maintenant Christine Lagarde dans un tailleur gris chaud, ou couleur café, avec un chemiser ivoire.

Et vous avez face à vous, tout à coup, une femme sensible empathique, pleine de bienveillance.

Cela pourrait lui servir de le savoir, si elle avait des remontrances à faire à quelqu’un dans ses services.
Pour l’aider à faire passer une pilule un peu amère.

Pour le moment, Christine Lagarde fait le choix, pour aller travailler, de s’armer de chemisiers et tailleurs dans les tons froids, qui lui permettent, sans avoir à sourciller, de faire comprendre qu’elle n’est pas là pour rigoler.

Si vous avez envie d’apprendre la couleur, comprendre et décrypter vos justes couleurs, retrouvons-nous lors d’un prochain atelier colorimétrie !
Toutes les infos se trouvent ici


Chaque semaine, je vous décrypte une tenue d’une personnalité publique, pour vous permettre de comprendre le pouvoir des couleurs, des matières et des formes, dans votre rapport aux autres.

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’élection de Miss France.
Et comme le choix d’une Miss pour porter la couronne de France pendant un an peut reposer sur le simple aléas d’un juste coordonné forme/couleur d’une robe.

À PROPOS DE CÉCILE KRÉE

Nous sommes tous et toutes différent.e.s. Et nous vivons dans un monde totalement normé. Notamment lorsqu’il s’agit de nous habiller.

C’est en comprenant l’intrication des hors de la norme corporels, sensoriels et intellectuels, que j’ai buté sur les limites du conseil en image, fait de règles un peu vite faites.
Car si on comprend facilement que le hors de la norme physique demande des adaptations de coupe, on ignore qu’il s’accompagne souvent de hors de la norme sensoriels. Qu’une hypersensibilité émotionnelle est très souvent accompagnée d’une hypersensorialité, qui place les sens en éveil perpétuel. On ignore généralement l’impact que cela a dès que l’on porte un vêtement sur soi, dans nos rapports à notre corps, mais aussi dans nos rapports aux autres.

C’est parce que j’ai trouvé cette intrication passionnante et pourtant rarement documentée, que je vous partage mes découvertes, mes analyses.

Bienvenue dans mon univers, où le vêtement et l’accessoire portent avec vous, vos valeurs, vos idées, vos projets.

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