Jill et la leçon du portrait

le Post Du Mercredi #20

Jill Biden relooking parÊtre

Crédit photo : DR

Avec les #PostDuMercredi, je vous amène à prendre conscience de l’impact qu’a un vêtement, une tenue, dans vos relations aux autres. Comment, par un simple vêtement, il vous est possible de donner envie de vous faire entendre ou à l’inverse, vous faire totalement oublier.

Comment, si vous avez tendance à le subir aujourd’hui, vous pouvez commencer à en jouer demain.

Pour cela, je vous commente les tenues de personnalités publiques.
Le genre de personnalités sur lequel nous aimons projeter nos en-vies de pouvoir, de beauté, de notoriété, aussi.

Ces décryptages, qui déshabillent aussi bien les hommes que les femmes, ont pour vocation de permettre à chacun.e d’habituer son oeil à reconnaître le beau, l’assorti, le bien assemblé, le coordonné.
Celui qui, nécessairement, saura vous mettre en valeur. Quelles que soient les circonstances que la vie vous fait traverser, quand bien même vous seriez un peu fatigué.e, un peu secoué.e.
Pour vous permettre d’impacter vos interlocuteurs, avec justesse et accompagner au mieux vos intentions.

Je vous parle aujourd’hui de Jill Biden, Première Dame des Etats-Unis.

Avec une image personnelle de femme et de mère aimante et dévouée, et une image professionnelle assumée de professeur notamment auprès d’enfants souffrant de troubles émotionnels (elle a continué à travailler lorsque son mari occupait le poste de Vice-Président sous l’administration Obama), Jill Biden est aux antipodes de l’image laissée par son prédécesseur Melania Trump.

Alors qu’elle vient de fêter ses 70 ans, elle offre aussi une autre image que celle qui nous a été donnée à voir par les First Ladies depuis plus de 12 ans avec Melania Trump et Michelle Obama, qui ont accédé à ce poste autour de 40 ans.
Jill Biden est à ce titre, un peu plus en miroir de l’image de celle qu’avait Laura Bush, la femme de George W.
La carrière et la volonté de rayonner au delà de l’envergure de son mari, en plus.

Lorsqu’on regarde les photos publiques de Jill Biden, il est rapidement évident que celle-ci n’a pas le même goût ni le même souci de l’image que pouvait l’avoir Melania Trump, ancien mannequin de profession.
Ni même que l’avait Michelle Obama, avocate de profession, qui a été à plusieurs reprises classée par le magazine Vanity Fair parmi les 10 personnes les mieux habillées au monde.

Aussi plutôt que de vous parler des tenues de Jill Biden et de ses choix qui me semblent hasardeux parfois…
Plutôt que de vous parler encore une fois de mon regret de voir une femme avec une telle prestance, une telle envergure au niveau international, diminuer son impact par une méconnaissance des qualités de son corps, de ce qu’elle pourrait faire pour réellement rayonner…
J’ai décidé de vous parler aujourd’hui des yeux de Jill Biden, à-travers trois portraits d’elle.

Aujourd’hui, je vous parle des yeux de Jill Biden et de l’impact que vous pouvez vous avoir, ou non, avec des photos de portraits professionnels.

Observez Jill Biden sur cette photo d’introduction que je vous propose aujourd’hui.

Sur ce portrait d’elle que l’on retrouve en couverture d’un recueil des 20 discours les plus marquants qu’elle a faits alors qu’elle était Seconde Dame des Etats-Unis (femme du Vice-Président), on voit Jill Biden dans une robe bleu roi qui fait écho à la couleur bleue de ses yeux.

Sur ce portrait, on voit clairement le lien entre le bleu de la robe et le bleu des iris de la femme qui la porte.

Son sourire, large, est présent, visible.
Il se dégage de cette photo une forme de simplicité, de « droit au but ».
On a l’impression d’être en présence d’une femme qui se laisse voir.

De prime abord, on peut avoir le sentiment que Jill Biden a fait un bon choix de vêtement, pour se faire photographier.

J’aimerais maintenant vous inviter à la découvrir sur ce portrait :

Jill Biden Official Portrait

Crédit photo : DR

Revenez au premier portrait, et comparez.

Ressentez-vous la différence ?

Ressentez-vous, alors même que Jill Biden sourit beaucoup moins fort sur ce second portrait d’elle, alors même qu’elle semble moins engagée par son regard avec l’oeil du professionnel qui l’a photographiée, que la femme sur la photo semble être plus présente avec vous ?
Plus vraie, plus en lien ?

Remontez au premier portrait. Revenez.
Ressentez.

C’est étonnant, n’est-ce pas ?

A quoi tient ce décalage de ressenti entre deux photos sur lesquelles la même femme semble être habillée de la même robe ou presque, coiffée à l’identique, autant maquillée sur l’un que sur l’autre des clichés  ?

Pas à la forme du vêtement, puisque les robes que Jill Biden porte sur ces deux photos sont similaires en forme, et semble-t-il, en matière.

L’impression que nous avons de nous sentir plus proche de Jill Biden sur ce deuxième cliché tient à la couleur. 

La couleur du vêtement, d’un côté.
La couleur des cheveux, de l’autre.

Lorsqu’on observe la couleur des yeux de Jill Biden de près, on découvre que ses iris sont d’un bleu qui tire sur le gris, qu’ils sont parsemés de petites touches de doré/ noisette autour de la pupille.

Par cette simple observation, on sait que Jill Biden est mise en valeur par les couleurs de la palette d’automne.
Ce sera la palette qui résonnera avec cette combinaison de couleurs dans l’iris de ses yeux.

Sur le second cliché, le blond des cheveux de Jill Biden, rehaussé d’une lumière dorée, met en valeur son teint qui n’a besoin de presque aucun maquillage pour être lumineux.
Jill Biden aurait d’ailleurs pu se passer du noir qu’elle a sélectionné pour entourer ses yeux. Elle aurait pu lui préférer un marron.
Elle nous aurait alors permis encore mieux d’avoir accès à l’intensité de son regard.

Revenez maintenant à la photo d’introduction.

Observez comme le blond des cheveux semble plus blanc et légèrement plus cendré que sur ce deuxième portrait que je vous soumets.
Observez comme le blush posé sur les joues est plus rose et tout à coup semble vous sauter aux yeux.
Observez enfin comme tout à coup encore, les dents de la femme que l’on regarde ressortent, au lieu de laisser la place à ses lèvres, son sourire.

Sur ce deuxième cliché que je vous soumets, observez l’unité qui se dégage (au crayon noir autour des yeux près), en comparaison de la photo d’introduction.

Personnellement, si je valide le choix de couleur de la robe sur ce deuxième portrait bien plus que je ne le fais sur le premier, je regrette cependant que Jill Biden ne comprenne pas que la douceur de la couleur de ses iris l’invite à s’entourer d’une palette de couleurs d’automne complètement adoucie. Plus douce encore que le bleu canard qu’elle a choisi pour se faire photographier pour ce portrait.

Car, et c’est une particularité des personnes qui ont les yeux clairs (bleus, verts, gris bleus) mais d’une couleur très éteinte, Jill Biden est mise en valeur par une palette d’automne dans laquelle on aura retenu uniquement les couleurs les plus douces. 

Des bleus gris, des kakis très doux, du moutarde très éteint, du beige, de l’ivoire clair, des gris chauds, de l’ocre ou du corail, s’il sont doux.

Et c’est là que réside, à mon sens, toute la difficulté.

C’est une palette de couleurs à laquelle nous ne sommes pas du tout habitués, dans laquelle il n’y a que de la douceur.

Une palette que je vous propre de découvrir dans sa globalité (que vous pouvez retrouver, avec plus d’informations, ici) :

Palette couleurs Automne Doux

Vous croyez souvent que pour vous mettre en valeur, pour vous montrer, pour vous laisser voir, il « faut » que vous portiez de la couleur.

Attirer le regard de celui qui vous regarde, par la couleur.
Attirer le regard par la couleur, sous entendu, une couleur vive.
Vous croyez souvent qu’un rouge vous donnera bonne mine. Qu’un fuchsia ou un orange un peu vif le fera aussi.

Or, ces croyances sont en fait des raccourcis. 

Ces croyances sont des raccourcis que je vous invite à ne plus prendre.

A la place, je vous invite à considérer comme critère de sélection des couleurs pour vous mettre en valeur le fait que  l’intensité de la couleur d’un vêtement ou d’un accessoire ne devrait jamais dépasser l’intensité de la couleur de vos iris.

Si vous avez des iris de couleurs profondes, noires, chocolats, noisettes pleines de lumières dorées, vertes émeraude, alors oui vous pourrez jouer avec l’intensité des couleurs.
Si vous avez des iris claires, bleues, marrons glacées, vertes tirant sur le kaki, bleues grises, grises, alors il sera important, pour que l’on vous voit vous réellement, pleinement, dans toute votre lumière personnelle, de vous entourer de couleurs douces. Uniquement.

Un vêtement comme un accessoire ne devrait être là que pour souligner les couleurs que vous portez naturellement sur vous.

L’intensité et la lumière si c’est ce que vous portez.
La douceur et la profondeur, si c’est plutôt cela.

La palette de couleurs de vos vêtements devrait être en adéquation avec cette intensité, ou cette douceur, que l’on trouve dans votre regard.

Pour conclure cet article, je vous invite maintenant à plonger vos yeux dans ceux de Jill Biden sur ce troisième portrait que je vous soumets d’elle, aujourd’hui :

Jill Biden Colorimétrie

Crédit photo : Zuma / Starface

Observez, déjà, comme on accède avec difficulté à la douceur de son regard, avec ce vêtement noir qu’elle porte sur cette photo.
Souvenez-vous qu’elle a les yeux… bleus.

Envisagez maintenant Jill Biden sur cette photo, habillée d’un vêtement de la palette de couleurs d’automne, douce, que je vous ai proposée un peu plus haut.
Observez et ressentez, comme tout change.

Observer, analyser, décortiquer les tenues de personnalités publiques n’a d’intérêt que pour la valeur ajoutée que cela vous apporte, à vous, dans votre quotidien.

Maintenant que nous avons fait le travail ensemble de regarder les couleurs et l’impact de celles-ci sur les portraits de Jill Biden, je vous invite à aller regarder vos photos de profils sur les réseaux sociaux, les photos que vous avez utilisées sur vos CV.

Revenez à vos propres photos et observez.

Observez vos photos, comme nous l’avons fait aujourd’hui avec celles de Jill Biden.
Comme nous l’avions fait avec Lou-Anne Lorphelin, Miss Bourgogne 2020, en parlant de l’impact de la couleur de fond des photos de portrait (Lou-Anne quand elle broie du noir).

Observez et souvenez-vous : toute couleur qui vous habille, tirée de la palette de couleur qui souligner vos couleurs naturelles appuiera sur vos qualités naturelles d’écoute, d’empathie, de bienveillance; parlera pour vous de vos valeurs; portera plus loin vos projets et vos idées.
Souvenez-vous que toute couleur décalée de cette palette renforcera l’impression que votre interlocuteur aura de votre force, de votre intransigeance. De votre entêtement peut-être aussi. De votre besoin de vous imposer.

C’est à vous de savoir quel impact vous souhaitez que vos photos de profil aient.
C’est à vous d’en jouer !

Si vous ressentez le besoin d’approfondir votre compréhension de la palette de couleur qui vous mettra en valeur pour vous permettre de publier de vous uniquement des portraits qui laissent voir votre lumière, je vous invite à participer à un prochain atelier colorimétrie, en groupe.

Ceux-ci reprendront après l’été. Toutes les infos se trouvent ici
Il est prévu un atelier pour hommes en septembre ! Envoyez-moi un mail si vous souhaitez y participer.

Si vous souhaitez une guidance personnalisée, incluant la couleur, la morphologie et le style, pour commencer à redessiner ensemble votre juste garde-robe, je vous invite à vous offrir une journée d’accompagnement individuel en tête à tête avec moi ! Contactez-moi !

À PROPOS DE CÉCILE KRÉE

Nous sommes tous et toutes différent.e.s. Et nous vivons dans un monde totalement normé. Notamment lorsqu’il s’agit de nous habiller.

C’est en comprenant l’intrication des hors de la norme corporels, sensoriels et intellectuels, que j’ai buté sur les limites du conseil en image, fait de règles un peu vite faites.
Car si on comprend facilement que le hors de la norme physique demande des adaptations de coupe, on ignore qu’il s’accompagne souvent de hors de la norme sensoriels. Qu’une hypersensibilité émotionnelle est très souvent accompagnée d’une hypersensorialité, qui place les sens en éveil perpétuel. On ignore généralement l’impact que cela a dès que l’on porte un vêtement sur soi, dans nos rapports à notre corps, mais aussi dans nos rapports aux autres.

C’est parce que j’ai trouvé cette intrication passionnante et pourtant rarement documentée, que je vous partage mes découvertes, mes analyses.

Bienvenue dans mon univers, où le vêtement et l’accessoire portent avec vous, vos valeurs, vos idées, vos projets.

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