Maxima, quand elle rayonne

le Post Du Mercredi #1

Reine Maxima Colorimétrie Relooking ParÊtre

Crédit photo : Patrick van Katwijk/dpa/picture-alliance

Avec les #PostDuMercredi, j’ai envie de vous faire prendre conscience de l’impact qu’a un vêtement, une tenue, dans nos relations aux autres. Comment, par un simple vêtement, il est possible de donner envie de se faire entendre ou à l’inverse se faire totalement oublier. Comment, si vous avez tendance à le subir aujourd’hui, vous pouvez commencer à en jouer demain.

Pour cela, chaque semaine, je vous commenterai la tenue d’une figure publique.

Je fais le choix de commencer par vous présenter ce que j’aime de ces figures publiques qui n’ont finalement d’autre choix, sous nos regards critiques, que de paraître belles et beaux, toujours.

Parce que nous ne saurions pas nécessairement faire mieux pour nous-m’aime, plutôt que le choix de la critique, je fais celui d’une invitation à la douceur.
Je fais le choix d’une invitation à la bienveillance vers eux que l’on regarde et juge si souvent, pour nous apprendre finalement à commencer par ne pas nous juger nous-même.
Le choix de leur offrir des regards amoureux, pour pouvoir aussi nous apprendre à nous offrir les mêmes regards d’amour.
Des regards bienveillants, pleins d’amour pour nous.

Commençons par habituer nos yeux à reconnaître le beau, l’assorti, le bien assemblé, le coordonné.

Celui qui nécessairement, mettra en valeur. Quelles que soient les circonstances que la vie nous fait traverser, quand bien même nous serions un peu fatigué.e.s, un peu secoué.e.s.

Je vous présente aujourd’hui Maxima Zorreguieta, Reine des Pays-Bas.

Je vous présente Maxima des Pays-Bas dans ce que je trouve le plus beau d’elle : une féminité assurée, une simplicité assumée, une volonté et un plaisir qui se lisent sur les traits de son visage.

Dans les figures publiques royales actuelles, c’est une des femmes que je trouve paraître la plus juste, la plus ancrée, la plus spontanée.
Elle n’hésite jamais à arborer un sourire éclatant, qu’elle fait rayonner jusque dans ses yeux. C’est assez rare sur les photos publiques qui nous sont proposées, pour être remarqué.

J’aime chez elle la puissance que lui confère ce sourire qu’elle porte dans son regard.

C’est une femme qui ose la couleur. Souvent.
Par devoir d’un côté, faisant, par alliance, partie de la maison d’Orange-Nassau.
Tout comme son mari le roi des Pays-Bas honore souvent ses sorties officielles d’une cravate aux tons orangés, Maxima arbore régulièrement des tenues dans les mêmes tons. Par honneur pour son pays d’adoption.
Elle ose la couleur par goût aussi; on la voit souvent porter du fuchsia, du rouge, du vert. Voire des imprimés assez osés.

C’est une femme aux couleurs d’automne.

Elle rayonne dans les tons orangés, bruns chauds, bleus gris et gris bleus. En kaki, en beige, en rouge coquelicot. Dans certains roses tirant sur le violine.
Elle sait même rayonner dans des vêtements d’un nude d’une platitude éclatante.

Sur cette photo que je vous propose d’elle aujourd’hui, elle porte une robe qui se laisse oublier, par le manque d’intensité de sa couleur d’un côté et par sa forme, qui n’a pas grand chose à dire à part le léger plissé que l’on aperçoit au niveau de sa taille.
Son collier rappelle la palette de couleurs que l’on trouve dans son regard, un savant mélange d’ivoire, de brun, de gris – entre ses yeux, cils et sourcils. On ne voit pas particulièrement son collier, il souligne juste le regard.
Sa capeline, d’une forme simple, sans fioriture particulière apparente, si elle est volumineuse et présente, a la bonne idée de continuer dans cette droite ligne de cette tenue complète et se fait oublier.

Cette robe, ce collier et cette capeline font ce que tout vêtement ou accessoire devrait savoir faire : se faire oublier.

Etonnant, non ? Que je vous affirme qu’un vêtement ou un accessoire ne devrait n’être là que pour se faire oublier.

Oui. Et non.
Oui si on part du principe que le vêtement et l’accessoire parlent à notre place.
Non, si on considère que l’un et l’autre sont là pour accompagner l’essentiel : nous.
Nous, notre corps, notre visage. Soutenir nos actions et nos croyances. Et non parler en leur nom.

Avec cette tenue simplissime, Maxima remplit parfaitement ce contrat : on ne sait finalement pas du tout comment elle est habillée, on ne voit qu’elle, son sourire, son allant.

On ne sait pas du tout ce qu’elle va nous raconter, mais on est prêt à l’écouter. Et à acquiescer.

Parce qu’elle porte la justesse sur elle, inconsciemment, nous envisageons que son discours sera juste, lui aussi.

C’est pour cela que, au delà des formes et des styles, je crois que la couleur est primordiale quand on commence à travailler son rapport à son vêtement. Parce qu’en portant une palette de couleurs juste, le vêtement et l’accessoire se font oublier pour nous laisser la part belle, à nous, mais aussi à nos valeurs, nos idées, nos projets.

Parce que lorsqu’on porte les couleurs justes pour nous, notre interlocuteur est incité à nous croire un peu plus.
Simplement parce que nous portons la justesse sur nous.

Maxima des Pays-Bas l’a parfaitement compris.
Et nous emmène ainsi vêtue, dans son sillage, d’un pas bien décidé.

A-t-elle pour autant toujours tout juste ?
Découvrez-la dans une robe en tweed noir et blanc. Et suivez avec moi le décryptage d’une tenue, qui la rend méconnaissable : Maxima, un jour de grise mine

Découvrez un peu plus de l’univers de Maxima des Pays-Bas, avec les images de 47 de ses tenues retenues sur cet article. Je vous invite à partager en commentaires les tenues dans lesquelles vous pensez qu’elle ne se laisse pas autant de place qu’avec la tenue du jour :
https://www.lexpress.fr/styles/diapo-photo/styles/familles-royales/le-style-de-la-reine-maxima-des-pays-bas_1690700.html#

À PROPOS DE CÉCILE KRÉE

Nous sommes tous et toutes différent.e.s. Et nous vivons dans un monde totalement normé. Notamment lorsqu’il s’agit de nous habiller.

C’est en comprenant l’intrication des hors de la norme corporels, sensoriels et intellectuels, que j’ai buté sur les limites du conseil en image, fait de règles un peu vite faites.
Car si on comprend facilement que le hors de la norme physique demande des adaptations de coupe, on ignore qu’il s’accompagne souvent de hors de la norme sensoriels. Qu’une hypersensibilité émotionnelle est très souvent accompagnée d’une hypersensorialité, qui place les sens en éveil perpétuel. On ignore généralement l’impact que cela a dès que l’on porte un vêtement sur soi, dans nos rapports à notre corps, mais aussi dans nos rapports aux autres.

C’est parce que j’ai trouvé cette intrication passionnante et pourtant rarement documentée, que je vous partage mes découvertes, mes analyses.

Bienvenue dans mon univers, où le vêtement et l’accessoire portent avec vous, vos valeurs, vos idées, vos projets.

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