Rossy, si belle de nature

le Post Du Mercredi #15

Rossy de Palma Alvaro Villarubia parÊtre

Crédit photo : Alvaro Villarrubia

Avec les #PostDuMercredi, je vous amène à prendre conscience de l’impact qu’a un vêtement, une tenue, dans vos relations aux autres. Comment, par un simple vêtement, il vous est possible de donner envie de vous faire entendre ou à l’inverse, vous faire totalement oublier.

Comment, si vous avez tendance à le subir aujourd’hui, vous pouvez commencer à en jouer demain.

Pour cela, je vous commente les tenues de personnalités publiques.
Le genre de personnalités sur lequel nous aimons projeter nos en-vies de pouvoir, de beauté, de notoriété aussi.

Ces décryptages, qui déshabillent aussi bien les hommes que les femmes, ont pour vocation de permettre à chacun.e d’habituer son oeil à reconnaître le beau, l’assorti, le bien assemblé, le coordonné.
Celui qui, nécessairement, saura vous mettre en valeur. Quelles que soient les circonstances que la vie vous fait traverser, quand bien même vous seriez un peu fatigué.e, un peu secoué.e.
Pour vous permettre d’impacter vos interlocuteurs, avec justesse et accompagner au mieux vos intentions.

Je vous parle aujourd’hui à nouveau de Rossy de Palma, actrice, artiste plasticienne, égérie du réalisateur espagnol Pedro Almodovar.

Dans mon dernier article, je vous parlais d’elle pour vous dire comme paraître beau.belle, alors que la nature n’a pas nécessairement choisi de nous faire naître joli.e est une question de choix et d’attitude. Un choix que Rossy de Palma a fait, une attitude qu’elle n’arrive pourtant pas à porter tout le temps (Rossy, si belle et si ingrate aussi, parfois).

C’est ce « pas tout le temps » que je trouve intéressant de décrypter avec elle, pour vous permettre de mieux comprendre encore quels sont les leviers que vous avez vous, chaque matin en vous habillant.

Je vous la présente aujourd’hui sur une photo qui a d’après moi un intérêt particulier : a priori une femme au crâne rasé dans notre société porte tout sauf les codes de la féminité.
Or, il se passe exactement l’inverse sur ce cliché.
Non seulement Rossy de Palma se présente à nous dans toute sa beauté, sa fragilité, mais aussi toute sa féminité.

Aux antipodes des photos sur lesquelles elle joue un personnage théâtral, comme je vous la présentais dans le premier article que je lui ai consacré. 

Cette photo que je vous présente aujourd’hui, est la toute première photo que j’ai vue qui m’a fait comprendre à quel point nous étions puissant.e sur notre image.

De Rossy de Palma je connaissais ses personnages dans les films, je connaissais sa présence sur les tapis rouges des festivals internationaux de films.
Je la connaissais dans son métier, dans lequel elle a pour rôle de jouer, se travestir, investir une autre personnalité.

Et souvent, dans ce que les journalistes qualifient d’une forme d’autodérision, habillée/ maquillée/ coiffée ainsi :

Rossy de Palma relooking parÊtre

Crédit photo : DR

A cette époque-là, j’étais loin de penser que Rossy de Palma était une femme superbe et belle.
Une femme belle, présente, attirante, comme seules savent l’Être les femmes qui ne sont pas nées jolies.

Lorsque j’ai croisé cette photo, je venais de créer Scarflett®, un foulard en cuir tout doux, destiné à ramener les femmes qui le portent devant leur miroir et leur redonner le goût de se parer.
Un foulard comme un cocon, qui demande à être coiffé, quand il couvre l’alopécie des femmes en cours de traitement contre un cancer.
Un foulard qui cherche à réconcilier les femmes en cours de chimiothérapie qui ont perdu leurs cheveux, avec leur féminité.

J’animais à cette époque là des ateliers colorimétrie en service d’oncologie.
Je prenais le temps de discuter avec les patientes, les soignants que je rencontrais, de la difficulté qu’il y a, alors que l’on se bat pour la vie, à vivre avec une image de soi dégradée. 

C’est en entrant dans ces conversations que je me suis  rendu compte à quel point on accorde de l’importance à nos cheveux, dans notre société.

Alors que je discutais avec des femmes meurtries de se retrouver le crâne dénudé, j’ai réalisé en parallèle que les musées présentaient les collections haute couture sur mannequins à têtes nues.

J’ai été interpelée par le fait que nous n’avions aucun problème à nous projeter en tant qu’admirateurs des plus belles pièces de couture qui sont façonnées dans le monde, sur des femmes en plastique au crâne nu.
Et qu’en parallèle, les femmes qui n’avaient pas le choix que de vivre sans cheveux le vivaient comme une des pires blessures qui puisse leur être infligée.

J’ai cherché à voir si des personnalités publiques avaient osé le crâne rasé.
Osé dépasser le cliché de la beauté incarnée dans sa capillarité.
Et j’ai croisé ce cliché.

Ce jour-là, je n’ai pu qu’admettre préférer Rossy de Palma 1.000 fois plus sans cheveux qu’avec.

Ce cliché pour moi venait mettre en pièces toutes les raisons d’alimenter leur souffrance, qui m’avaient été données par les femmes que je croisais, des regards posés sur leur visage sans cheveux.

Que se passe t il sur ce cliché où Rossy de Palma se montre à nous crâne nu ? 

Que se passe-t-il sur cette photo  sur laquelle la femme au crâne rasé est d’une extrême sensualité ?

Observez comme le regard de Rossy de Palma est mis en valeur sur ce cliché.
Observez comme, enfin, on perçoit la subtilité de la palette de couleurs de ses yeux.
Observez comme l’absence de ses longs cheveux bruns laisse la place à la complexité de la couleur de ses iris, qui comprend un mélange de vert, ocre et brun.

Retournez en arrière, sur les photos retenues pour vous parler d’elle dans mon premier article et observez comme sur ces clichés, ses yeux apparaissent uniquement marrons. Marron uni.

S’il y a une chose que je chercher à valoriser lorsque je vous accompagne dans votre rapport à votre image, c’est votre regard.

Cela vient sans doute de mon expérience en services d’oncologie qui m’a amenée à comprendre que l’on peut perdre ses cheveux, la jolie couleur de son teint.
Jamais on ne perd la couleur de ses iris.
Ne dit-on pas aussi que les yeux sont le miroir de l’âme ?

Qu’y a-t-il de plus beau à habiller, que votre âme ?

Revenons à la justesse de la photo que nous analysons.

Pour accompagner le regard de Rossy, qui n’est plus « kidnappé » par la couleur de ses cheveux, deux choses s’ajoutent : une juste palette de couleurs et un juste style.
Le coloris ivoire, basique des personnes mises en valeur par la palette de couleurs d’automne.
Un style d’accessoires qui mêle à la fois un coté « ethnique » à ce côté théâtral qui flatte tant le profil de Rossy de Palma, avec ce collier taille XXL qu’elle porte autour du cou.

Sur cette photo, tout est parfaitement juste pour elle.

Observez comme sur ce cliché, contrairement à ce que je vous expliquais dans mon précédent article, le maquillage peut se faire discret.
Observez ici comme, s’il y en avait plus, tout à coup, on aurait le sentiment que ce serait trop.

Je vous propose pour conclure cet article, cette autre photo, de profil, de Rossy avec ses enfants :

Crédit photo : Alberto Garcia Alix

Souvenez-vous comme son profil ne fait rêver aucun.e d’entre nous.

Constatez avec cette photo, à quel point, quand on est dans sa justesse de style et de matières, l’épure accompagne la justesse.
Et comme tout profil devient alors intéressant.

Il suffit d’une paire de créoles adaptées et d’une couverture pour rendre une femme au profil parfois ingrat, absolument magnifique.

Maintenant que je vous ai dit ça… Quoi ?

Entendez que vous seul.e êtes aux commandes du corps que la nature vous a donné, aux commandes de ce que vous allez en montrer.

S’il y a bien une femme qui n’avait rien de ce qu’il faut pour être une star de cinéma, de celles qu’on adore et qu’on adule, c’est Rossy de Palma.
Elle a pourtant une filmographie qui en ferait pâlir plus d’une. Plus jolie. Plus discrète aussi.

S’il y a bien une femme qui aurait pu rester cachée chez elle parce que la nature n’avait pas choisi de la faire naître jolie, c’est elle. Il lui a nécessairement fallu, à un moment de sa vie, croire plus fort en sa bonne étoile que de choisir de vivre cachée et laisser parler une forme de fatalité.

Alors quand devant votre miroir vous ne vous trouvez pas joli.e, pas assez des qualités requises dans notre société pour vous sentir beau ou belle, de grâce, repensez à ces images.

Revenez à l’idée toute simple que vous n’avez simplement pas encore trouvé les bonnes clés.
Celles qui vont mettre votre beauté naturelle en avant.
Celle qui vous feront voir le beau en vous. Et le montrer au monde, ensuite.

De grâce ne cédez plus jamais à l’idée qu’il ya des bonnes fées qui ont tout donné à certain.e.s et rien à d’autres. 

Il y a simplement des visages et des corps qui ont moins besoin de chercher. Moins besoin de comprendre. Moins besoin de se faire accompagner.
Comme il y a des gens qui ont plus de facilité à l’école, et d’autres en sport. 

C’est ainsi que la nature nous crée.
Parfois, avec des aspérités.

Pour certain.e.s, la nature les fait naître joli.e.s et leurs combats de vie seront d’un autre ordre que sur leur physionomie.
Pour les autres, il y a les clés de la couleur, de la forme, du style.

Une connaissance accessible facilement, simplement. Qui demande juste de se mettre à croire que devenir beau.belle est aussi simple et facile que l’information est disponible.

En matière de beauté, il n’y a pas de miracle, pas de fatalité.
Il y a tout simplement de la connaissance sur les couleurs, les styles et les formes, à mettre en oeuvre.

Et si vous butez le matin devant votre garde-robe, si régulièrement vous trouver beau ou belle devant votre miroir est une difficulté, il est peut-être temps pour vous de m’appeler.

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Si vous avez envie d’apprendre la couleur, comprendre et décrypter vos justes couleurs, retrouvons-nous lors d’un prochain atelier colorimétrie !
Toutes les infos se trouvent ici


Dans chaque article, je vous décrypte une tenue d’une personnalité publique, pour vous permettre de comprendre le pouvoir des couleurs, des matières et des formes, dans votre rapport aux autres.

Dans mon prochain article, je vous parlerai d’Anne Roumanoff. Celle qui a été élue comique préférée des français s’est fait connaître à la ville comme à la scène en s’habillant de rouge. Oui… mais… est ce que cela lui permet de se trouver jolie ?

À PROPOS DE CÉCILE KRÉE

Nous sommes tous et toutes différent.e.s. Et nous vivons dans un monde totalement normé. Notamment lorsqu’il s’agit de nous habiller.

C’est en comprenant l’intrication des hors de la norme corporels, sensoriels et intellectuels, que j’ai buté sur les limites du conseil en image, fait de règles un peu vite faites.
Car si on comprend facilement que le hors de la norme physique demande des adaptations de coupe, on ignore qu’il s’accompagne souvent de hors de la norme sensoriels. Qu’une hypersensibilité émotionnelle est très souvent accompagnée d’une hypersensorialité, qui place les sens en éveil perpétuel. On ignore généralement l’impact que cela a dès que l’on porte un vêtement sur soi, dans nos rapports à notre corps, mais aussi dans nos rapports aux autres.

C’est parce que j’ai trouvé cette intrication passionnante et pourtant rarement documentée, que je vous partage mes découvertes, mes analyses.

Bienvenue dans mon univers, où le vêtement et l’accessoire portent avec vous, vos valeurs, vos idées, vos projets.

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