Vanessa, quand elle ignore le meilleur d’elle-même

le Post Du Mercredi #17

Vanessa Paradis relooking parÊtre

Crédit photo : DR

Avec les #PostDuMercredi, je vous amène à prendre conscience de l’impact qu’a un vêtement, une tenue, dans vos relations aux autres. Comment, par un simple vêtement, il vous est possible de donner envie de vous faire entendre ou à l’inverse, vous faire totalement oublier.

Comment, si vous avez tendance à le subir aujourd’hui, vous pouvez commencer à en jouer demain.

Pour cela, je vous commente les tenues de personnalités publiques.
Le genre de personnalités sur lequel nous aimons projeter nos en-vies de pouvoir, de beauté, de notoriété, aussi.

Ces décryptages, qui déshabillent aussi bien les hommes que les femmes, ont pour vocation de permettre à chacun.e d’habituer son oeil à reconnaître le beau, l’assorti, le bien assemblé, le coordonné.
Celui qui, nécessairement, saura vous mettre en valeur. Quelles que soient les circonstances que la vie vous fait traverser, quand bien même vous seriez un peu fatigué.e, un peu secoué.e.
Pour vous permettre d’impacter vos interlocuteurs, avec justesse et accompagner au mieux vos intentions.

Je vous parle aujourd’hui de Vanessa Paradis, chanteuse, actrice, mannequin.

Une femme qui, ayant connu le succès à 14 ans, se trouve sous le feu de nos regards depuis longtemps.

Une femme aux premières loges de nos regards admirateurs/critiques depuis plus de 30 ans.

En matière de vêtements, habituée de la scène, des tapis rouges, des podiums et des maisons de Haute-Couture (elle est l’égérie de Chanel depuis plusieurs années), nous pourrions légitimement penser que nous avons devant nous une femme qui a appris à se mettre en valeur avec justesse. Une femme qui, étant en représentation perpétuelle, aurait été suffisamment conseillée, aurait suffisamment testé, pour savoir ce qui lui va, ce qui la rend naturellement belle. Et le porter.

C’est ce qu’on pourrait légitimement penser.

Or, c’est parce qu’une fois encore j’ai constaté que malgré tout le potentiel de conseils qu’elle a autour d’elle, elle n’était pas toujours mise en valeur dans ce qu’elle porte de plus beau sur elle, que j’ai eu envie de vous parler de Vanessa Paradis.

C’est parce que toute jolie qu’elle soit, avec tout le potentiel qu’elle a aussi au bout de ses doigts, en terme de conseils de stylistes, couturiers, coiffeurs, maquilleurs, photographes, Vanessa Paradis se montre à nous dans des tenues qui ne la valorisent pas, que j’ai eu envie de vous parler d’elle.

Commençons par le commencement, et le décryptage des couleurs.

Commençons par regarder cette si jolie femme, sur cette photo d’introduction que je vous propose aujourd’hui.
(cette photo présente un filtre teinté de jaune qui fausse un peu la réalité… j’ai cependant trouvé cette photo tellement belle, tellement Elle, que j’ai choisi de la garder, malgré tout).

Sur cette photo, on voit que Vanessa Paradis a les yeux verts.

Une couleur d’iris assez subtile, presque kaki sur l’extérieur, qui se teinte de pointes de noisettes/doré vers la pupille.
Une palette de couleur chaude, qu’il conviendrait, pour laisser la part belle à la femme qui entoure ces beaux yeux, de souligner de couleurs similaires. Comme cela se fait parfaitement sur cette photo, avec ce chemisier ivoire.

Par la couleur de ses yeux, on déduit que Vanessa Paradis est mise en valeur par les couleurs d’automne. 

Des couleurs aux tons chauds, rassurants.
Des couleurs parmi lesquelles on trouve le kaki, qui soulignera la couleur naturelle de ses yeux, le corail, le bleu gris, le jaune moutarde, des marrons, noisette ou café, par exemple.

Ce que la couleur douce de ces yeux plein de vie nous enseigne aussi, c’est que si les couleurs d’automne mettent en valeur Vanessa Paradis, pour qu’on voit réellement la femme, son regard, qu’on ressente sa présence à elle, il faudra qu’elle limite la palette des couleurs qu’elle porte sur elle, à des couleurs similaires en terme d’intensité. 

Il faudrait que Vanessa privilégie des couleurs d’automne adoucies, pour que rien de ce qu’elle porte sur elle, ne vienne dépasser l’intensité de couleur de ses yeux. Et qu’on la voit, elle. Elle, sa chaleur, ses valeurs, ses idées.

Il faudrait que la garde-robe de cette femme aux yeux doux reste dans des tons tout aussi adoucis, pour que rien ne prenne  le pas sur le subtile mélange de  couleurs de ses iris.

Car souvenez-vous qu’une couleur, hors de la « juste » palette de couleurs d’une personne, cache la personne, la personnalité, la vie, l’allant, l’élan. Et met en avant les défauts, les rondeurs, la dureté des traits, de la morphologie.

En terme de styles, Vanessa Paradis porte sur elle un mélange assez complexe, et plutôt rare, de ce que l’on peut trouver.

Ses caractéristiques de corps (forme du contour du visage, du nez, de la bouche, taille du cou,…) font qu’elle sera mise en valeur par un mélange de  styles hétéroclites.
C’est à la fois pratique, car d’une certaine manière, elle peut se permettre de tout porter !
Et en même temps, c’est assez compliqué à habiller : jamais elle ne pourra opter pour un total look romantique/ classique/ théâtral ou sport. Au risque autrement de paraître déguisée.

Il lui faudra toujours composer. En conservant, à chaque fois, un juste équilibre.

C’est ce que nous retrouvons presque parfaitement sur cette photo que je vous propose maintenant :

Vanessa Paradis palette automne colorimétrie

Crédit photo : DR

Vanessa Paradis porte une robe corail, aux tons doux.
Parfaite pour souligner la douceur de la couleur de ses yeux.
Sur sa robe, elle porte un manteau noir, rehaussé d’un col en fourrure aux reflets « noisette », qui rappelle le centre des iris de ses yeux.
La passementerie dorée, qui borde le manteau, vient, elle aussi, soutenir les couleurs d’automne de la femme que l’on regarde. 

On peut regretter le noir du manteau, qui n’est pas dans la palette d’automne. On aurait pu lui préférer un marron café.

Sur cette photo, la robe, de style rétro/années folles est coupée dans des tissus fluides. La coiffure est en phase avec la robe. Toutes deux ont un côté romantique.
Le manteau est coupé dans un lainage, qui a l’air légèrement bouclé. Un peu sport.
Il est réhaussé d’un col en fourrure asymétrique et de passementerie dorée. Qui ont un côté théâtral.

Quant à son maquillage, la couleur de son rouge à lèvres est, à mes yeux, trop intense pour la femme qui le porte. Il aurait pu être privilégié un coloris assorti à sa robe, qui aurait pu être légèrement irisé aussi.

Sur la tenue, le mélange de styles, assez inhabituel, fonctionne très bien avec la femme qui le porte.

Et finalement… c’est ce qui est important !

Maintenant que je vous ai montré le naturellement beau de Vanessa Paradis, son potentiel, je vous emmène sur la route de ce qui m’a toujours désolée dans mon métier de créateur de robes de mariées : lorsque la femme qui cherche une robe veut absolument porter un modèle, un tissu, une couleur, en dehors de toute réflexion d’adéquation des couleurs et du style au corps dont la nature l’a dotée.
Souvent, ce choix vient nourrir un rêve, longtemps porté. Et cela, je l’entends parfaitement.

Il n’en reste pas moins que certains rêves ne correspondent pas à notre justesse… et qu’il est parfois meilleur pour soi d’accepter de lâcher prise sur le rêve, qui n’est finalement pas juste, pour embrasser une meilleure réalité.

Ça n’est pas le choix qu’a fait Vanessa Paradis, lorsqu’elle s’est mariée en 2018.
A 45 ans, elle se mariait pour la première fois. Et pour sa tenue, je crois qu’elle est allée au bout de son rêve. Sans revenir à sa réalité.

Vanessa Paradis mariée relooking parÊtre

Crédit photo : PQR/ Le Parisien/ Isofix

Que remarquez-vous, que ressentez-vous ?

Ressentez-vous le même alignement, la même cohérence entre la femme et le vêtement que sur la photo précédente ? Que sur la photo d’introduction ?
Non. Doublement non.

On ne ressent sur cette photo de Vanessa Paradis rien de la cohérence que l’on visualisait sur les clichés précédents.

D’abord pour une question de couleur.
Vanessa Paradis a choisi de faire créer sa robe de mariée dans un coloris blanc soie. Une couleur qui n’appartient pas à la palette d’automne, mais à celle de l’été. L’ivoire clair lui ira, et le blanc soie la rendra fade, effacée.
C’est ce qui se passe ici : la robe, la tenue, ressort plus que la femme qui se trouve dedans.

Ensuite, parce que tout de cette création de mariée appartient au style « romantique ».
L’ondulation des cheveux. Le voile, la façon dont il est attaché à la coiffure de la mariée.
Les fleurs, qui le maintiennent aussi.
La mousseline du bolero. La broderie de la mousseline du bolero.
La jupe à volants…

Rien ne vient casser le code du romantisme.

Et c’est là que l’on comprend l’impact de l’adéquation personne/vêtement.
L’ensemble voile, robe et boléro peut être très joli.
Il ne convient pas à la femme qui le porte.
Nous ressentons en regardant l’ensemble, une impression de « trop ».

Et aussi triste que cela soit, nous arrivons à la conclusion, qu’avec sa robe de mariée, Vanessa Paradis a presque l’air déguisé.

Tout le moins dans un style décalé. Avec, en plus, une silhouette qui semble alourdie, alors que l’on regarde la photo de l’une des femmes les plus fines, minces, presque maigre, qu’il nous est donné de voir sur les tapis rouges internationaux.

Et c’est de cela que j’aimerais que vous appreniez à vous démarquer. 

De cela que j’aimerais vous apprendre à vous déshabituer.

Du fait qu’il y a une fatalité à avoir l’air épais.se dans ses vêtements même si on est presque maigre, du fait qu’on est forcément déguisée dans une robe de mariée, du fait que nécessairement, il y aura un moment de votre vie où vous ne serez ni beau, ni belle.

Vous faire entendre qu’il s’agit simplement d’un peu de connaissance à étendre.

Imaginez le travail de titan que vous vous demandez, tout.e seul.e chaque jour, devant votre placard. 

Imaginez un instant que vous, qui n’avez ni styliste, ni couturier, ni maquilleur.se professionnel.le, ni coiffeur chaque matin pour vous guider, vous aider, vous mettre en beauté… imaginez juste un instant que vous vous demandez chaque jour d’être meilleur.e à vous parer qu’une équipe entière de gens dont c’est le métier et dont nous faisons le constat, article après article, qu’ils passent à côté de beaucoup du meilleur de leurs client.e.s.

Envisagez un peu l’exigence que vous avez avec vous lorsque le résultat ne vous parait pas idéal, parfait, à votre goût, totalement.
Offrez-vous le luxe d’entendre que c’est OK de ne pas savoir, encore. De ne pas y arriver, encore. Que petit à petit, vous allez y arriver.

Entendez que tout de suite, dans l’instant, vous ne pouvez peut-être pas tout, mais que vous pouvez un peu.

Vous pouvez commencer par finir de lire cet article.
Vous pouvez vous abonner à ma newsletter pour recevoir un nouveau décryptage d’image de personnalité publique tous les 15 jours directement dans votre boîte mail. Un décryptage qui vous donne des clés de compréhension du beau, du bien-aller, au fil de l’eau.
Vous pourrez ensuite vous offrir de commencer à regarder avec un œil averti ce qu’on vous met sous les yeux, dans les pages des magazines de mode, sur les plateaux télé, sur les podiums. Et apprendre à vous en détacher.

Vous pouvez faire un autre pas, pour nourrir et faire grandir votre connaissance en matière de bien-aller, en participant à des ateliers sur la couleur, les styles et les morphologies.
Vous pouvez aussi vous faire coacher dans votre rapport à vous-m’aime, votre estime de vous, votre rapport à votre image. 

Il y a une infinité de possibilités, une infinité de petits pas possibles.

Rien n’est jamais totalement bloqué ailleurs que dans notre tête.

Il y a toujours un pas que l’on peut faire quelque part. Pour avancer. Cheminer. Grandir. Grandir à une meilleure estime de Soi. Qui se verra nécessairement dans votre rapport à votre image, à la façon dont vous vous habillerez, vous maquillerez, choisirez de vous coiffer.

Car oui, tout cela est imbriqué.

Et si vous avez envie de faire un pas, dix pas, cent pas en étant guidé.e, accompagné.e… je suis là. Contactez-moi !

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Si vous avez envie d’apprendre la couleur, comprendre et décrypter vos justes couleurs, retrouvons-nous lors d’un prochain atelier colorimétrie !
Toutes les infos se trouvent ici

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Dans mes articles, je vous décrypte une tenue d’une personnalité publique, pour vous permettre de comprendre le pouvoir des couleurs, des matières et des formes, dans votre rapport aux autres.
Dans mon prochain article, je vous parlerai de Kamala Harris.
En décryptant sa photo officielle de Vice-Présidente des Etats-Unis, je vous parlerai de l’inconvénient qu’il peut y avoir quand on est une femme, à vouloir à tout pris respecter les codes vestimentaires du tailleur pantalon, édictés pour les hommes.

À PROPOS DE CÉCILE KRÉE

Nous sommes tous et toutes différent.e.s. Et nous vivons dans un monde totalement normé. Notamment lorsqu’il s’agit de nous habiller.

C’est en comprenant l’intrication des hors de la norme corporels, sensoriels et intellectuels, que j’ai buté sur les limites du conseil en image, fait de règles un peu vite faites.
Car si on comprend facilement que le hors de la norme physique demande des adaptations de coupe, on ignore qu’il s’accompagne souvent de hors de la norme sensoriels. Qu’une hypersensibilité émotionnelle est très souvent accompagnée d’une hypersensorialité, qui place les sens en éveil perpétuel. On ignore généralement l’impact que cela a dès que l’on porte un vêtement sur soi, dans nos rapports à notre corps, mais aussi dans nos rapports aux autres.

C’est parce que j’ai trouvé cette intrication passionnante et pourtant rarement documentée, que je vous partage mes découvertes, mes analyses.

Bienvenue dans mon univers, où le vêtement et l’accessoire portent avec vous, vos valeurs, vos idées, vos projets.

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